Schubert Octuor D 803
Début
Schubert Octuor D 803, Camerata Freden TACET D133
Qualité sonore: 6/5
Contenu musical: 4.75/5
Adrian Adlam, Violon
Cristiano Gualco, Violon
Michael Hesselink, Clarinette
Marjolein Dispa, Alto
Michel Dispa, Violoncelle
Ilka Emmert, Contrebasse
Letizia Viola, Basson
Ron Schaaoer, Cor
Aspect technique
Je vais probablement manquer de vocabulaire pour décrire cet enregistrement. Alors je vais commencer par dire BRAVO TACET!

La comparaison technique avec le D115 (Octuor pour vents et septuor de Beethoven par le même ensemble) est très intéressante. C`est un peu comme essayer de comparer 2 excellents vins.  Je crois que la prise de son dans cet enregistrement a été légèrement modifié pour mieux s'adapter a une musique différente.  Dans le Schubert les instruments sont une petit peu plus loin (le cercle autour de l'auditeur est plus grand), la tonalité est un peu plus accentuer vers le bas (quelle belle prise de son de la contrebasse).  C'est une prise de son bien adaptée a la complexité de la musique et son caractère beaucoup plus complexe que dans les deux pièces de Beethoven dans le D115. Par contraste le D115 était plus directe, plus intimiste plus adapté à une musique plus simple.  Ceci a été confirmé par M. Spreer (courrier TACET en Anglais seulement), les deux DVD-A ont été enregistrés au même endroit, mais la technique d'enregistrement a été modifiée pour le Schubert qui est plus complexe..

Évidemment toutes les qualités techniques des enregistrements TACET sont aussi présentes dans cet enregistrement.  Chacun des huit instruments est placé autour de l'auditeur. Le premier violon, l'alto et le violoncelle en avant, basson et clarinette au milieu, et la contrebasse le cor et le second violon a l'arrière. Chaque instrument est reproduit d'une façon acoustiquement impeccable.  Dans cet enregistrement en particulier la prise de son du cor et de la contrebasse est fantastique.

Le livret présente une courte biographie de chacun des  8 musiciens. Il y a eu quelques changement de musicien depuis D115.  Le nouveau clarinettiste est un meilleur musicien. Si mon musicien préféré était la bassoniste dans D115, ici c'est le corniste.  Il est très difficile pour un cor de joué dans ce type d'ensemble, le cor doit toujours jouer a un niveau relativement très doux des passages exposés qui deviennent impossible a jouer. En particulier dans l'Octet le cor a souvent la tâche de soutenir toute l'intensité de la musique dans le registre grave (pour renforcer le coté dramatique et symphonique.)
Contenu musical
L'octuor de Schubert d'un duré de près d'une heure est de la musique de chambre étirée vers une forme symphonique. Un grand compositeur peu faire sonner une formation musicale réduite comme un ensemble beaucoup plus grand. Dans presque tout les mouvements la musique est développée dans des passages polyphoniques extrêmement complexes ou les huit instruments on tous des mélodies différentes a joués.

Pour mieux détailler et comprendre l`excellente prestation des musiciens j'ai suivi la musique avec une partition musicale. Je n'avais pas la partition condensé, mais les 8 partitions complète (éditions Peters).  En général j`ai essayé de suivre la partition du premier violon et celle de la clarinette.

Dans l'introduction Adagio du premier mouvement les musiciens font ressortir l'intensité dramatique en respectant toutes les indications de nuances comme les accents et les fortepiano (fp).  Ce respect de tous les détails de la partition est constant dans toute la pièce.

Le thème principal est exposé par le violon et la clarinette et rapidement (lettre A, a environ 2:20) la musique module en mineur et deviens presque violente. Encore une fois les musiciens tirent le maximum des nuances indiquées sur la partition.

Vers la lettre C a 4:00, le violon a plusieurs passage virtuose rapide dans le registre plus aigu, Malheureusement ces passages ont une sonorité plutôt sèche et criarde. Étrangement ce problème ne se répète dans aucun autre passage du même genre dans le reste de l'octuor.

Après une longue reprise le thème principal est fragmenté et répété par plusieurs solo. En particulier une intervention de la contrebasse (lettre G 9:30) est magnifiquement enregistrée..

A la lettre H a la reprise du thème principal, plusieurs passages pour les cordes ou il est tellement facile de distinguer les notes des deux violons des notes du violoncelle de l'alto et de la contrebasse. Quelle prise de son magique !

Vers la fin un Allegro plus martial est joué avec encore une fois un très grand contraste dynamique. Le mouvement se termine par un ralatendo joué par le cor qui peut finalement laisser aller toute sa puissance.

Le deuxième mouvement (Andante, mais comme c'est un 6/8 ça sonne plutôt comme un Adagio) commence par un magnifique solo de clarinette qui est vraiment joué pp. Le violon entre tout doucement pour dialoguer avec la clarinette sur la même mélodie.

Un thème secondaire (lettre A 1:35) a une qualité beaucoup plus romantique.
Le thème principal est repris (lettre D 4:30) par le violon, puis par le violoncelle. Suive plusieurs minutes ou les thèmes s'entrecroisent.

Vers la fin du mouvement (lettre I 12:20) très beau passage des cordes que je qualifierais de son très raffiné et ou le temps semble s'étirer.

Le troisième mouvement est un minuetto scherzo qui rappelle Beethoven.  C'est une bonne idée de Schubert d'avoir quelque chose de plus simpliste et directe après deux mouvements très complexes.  C'est un jeux plein d'énergie, et encore une fois les contrastes dynamiques sont biens fais par les musiciens. Les très nombreux tutti sonnent vraiment bien, et la prise de son fantastique de TACET permet d'entendre tout les petits détails.

Une autre belle caractéristique de ce troisième mouvement est tous les petits changements de tempo, un petit ralentissement, une accélération, une hésitation, et voilà on repart.  Cette élasticité dans le tempo ne peu être faite que par des musiciens qui ont beaucoup joués ensemble pour en arriver a une telle flexibilité.

Le quatrième mouvement Andante est très élégant et joué avec beaucoup de raffinement. Ce mouvement est plus près du Schubert écrivant des Leider que du symphoniste.  En particulier il y a plusieurs interventions de 2 ou 3 instruments qui doivent jouer des passages très complexes à l'unisson. Dans tout les cas le synchronisme et la justesse des instruments sont toujours exemplaires.

Le thème a une saveur très viennoise et est présenté par le violon et la clarinette.  La première variation est toute en triolet joué par le violon. La seconde variation plus militaire est donné a la clarinette accompagné par les cordes.

Comme d'habitude le cor joue magnifiquement dans la variation 3. Quel douceur de jeux par le corniste.  La variation 4 plus douce et sereine met en vedette le violoncelle, Encore une fois la présence acoustique de l'instrument est parfaitement capturée.

La variation 5 est plus sombre et plus agitée et est jouée par l'ensemble au complet. Encore une fois toutes les indications dynamiques et les multiples accents sont exploités par les musiciens..

La variation 6 est plus lente et les cordes dialoguent avec une clarinette encore une fois dans un registre pp très bien maîtrisé.

La variation 7 termine le mouvement par un retour a un format plus symphonique. Le thème principal est repris par tout les instruments suivis d'un final plus lent et dans un registre plus grave.  Encore une fois la qualité de la prise de son est époustouflante et les moindres détails sont audibles comme ces interventions du cor doublé au grave par la contrebasse. Quelle qualité sonore! (Impossible de ne pas le répéter.)

Le cinquième mouvement est un autre minuet plus mesuré est plus mélancolique, plus léger dans sa texture musicale.  La majorité du mouvement est consacré a une série de duo (violon clarinette), (Basson, Violon), (Cor, Violons), etc.  Le trio a vraiment une qualité très lyrique et apaisante. C'est magnifiquement joué par le violon la clarinette et le basson.

Le dernier mouvement commence par un Andante dramatique est très sombre, un peu comme la fin d'un orage intense. Pour quelques courtes mesures le cor peu sonner a sa pleine capacité.

L`Allegro rapide commence par un thème Mozartien dans sa simplicité, mais comme dans le premier mouvement les choses deviennent rapidement plus sombre (lettre D 3:35), et la musique deviens extrêmement complexe. Il est difficile de croire que seulement 8 musiciens produisent toute cette intensité.

A la lettre I 5:39 la musique atteint un paroxysme sonore très intense. C'est pourtant le même thème qui est toujours utilisé, mais qui est devenu quelque chose de beaucoup plus éclatant, presque un tutti d'orchestre.

Juste avant la fin, la tempête de l'Andante reviens pour quelques instant. Le mouvement se termine par un allegro molto mais qui reste sur un fond de tristesse.

Cette interprétation de l`Octuor de Schubert est colossale et mise en valeur par la magnifique (magique?) présentation sonore TACET.
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